Ce qui suit ci-dessous est un extrait de journal paru en juillet dernier et qui m'a semblé assez pertinent à un point près, un point de taille toutefois. Quand il est question de changer le système économique néo-libéral on sait bien que c'est improbable et se moquer du monde. Tout au plus un léger encadrement de l'économie et des réformes sociales sont envisageables au Mexique.
"Para Andrés Manuel, las soluciones a los problemas de México son muy sencillas, se resuelven con su llegada a la presidencia. Para él, no existe problema mayor que el de la corrupción y el de la autoridad. Si se combate la corrupción y se ejerce la autoridad, se trabaja en bien del pueblo y se endereza el rumbo del país.
Es una visión que raya en la ramplonería. Para resolver los problemas del país hay que cambiar el sistema económico dominante en México. La corrupción es parte integral de ese sistema económico neoliberal, que ciertamente en México alcanza niveles monstruosos debido a que el sistema político se sostiene en la corrupción y en la impunidad."
(SDPnoticias.com 17 de Julio 2016)
Commentaire:
Penser que cela peut changer au Mexique grâce à une élection (dans ce cas celui du candidat de gauche à la présidence) est non seulement une tromperie mais aussi un abus de confiance. Bien sur on pourra dire que c'est le propre des politiciens de promettre la solution au problèmes mais encore faudrait-il que ces solutions existent autrement que par des incantations, des promesses et des condamnations. Dans le réalité le Mexique a atteint un tel niveau de crise qu'il ne pourra jamais s'en remettre ou alors très partiellement et sur des points de détail.
Le système de gouvernement ou le système tout simplement est blindé: un parlement élu en partie à la proportionelle, un président qui dépend de ces chambres pour faire voter ses réformes, l'indifférence des parlementaires (le plus souvent absents), une alternative politique démagogique, incapable et peut-être presqu'aussi corrompue, un pouvoir judiciaire déliquescent et soumis, des pouvoirs militaires et policiers pas vraiment aux ordres sinon indépendants, une caste intellectuelle hypocrite, égoïste et indolente manquant à son devoir de porte-parole des problèmes d'exigence de changements, un pouvoir d'information médiocre sauf exception, des enseignements de faible niveau avant tout préoccupés de leur condition matérielle et bien évidemment une opinion publique résignée à l'absence de tout changement.
Ce que l'on appelle le "système PRI"* par amertume, colère, impuissance, mépris ou lâcheté c'est tout simplement à peu de choses près le système mexicain dont on sait que le changement est improbable sinon impossible. Mais c'est un tabou, personne ne voudra le reconnaître même en partie trop attachés à leurs privilèges et satisfaits avec la situation actuelle même s'ils sont de gauche.
* PRI: Parti Révolutionnaire Institutionnel, le parti au pouvoir de 1920 à ce jour avec une parenthèse entre 2000 et 2012. Il contrôle largement le pays, directement ou non, par corruption très souvent.
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