Le jeu de balle: un jeu ou un sport rituel ? (d'après WIKI) (photos à venir)

Le jeu de balle ("pok ta tok" en maya) est un sport rituelqui a été pratiqué pendant plus de 3000 ans par les peuples précolombiens et connaît son apogée chez les Mayas de 900 à1200. Il se pratiquait avec une petite balle de caoutchouc entre deux équipes (de 1 à 12 joueurs) sur un terrain généralement en forme de H.  

Les joueurs devaient se renvoyer une balle de taille variable en caoutchouc (matière sacrée chez les Mayas). Le but était de renvoyer la balle dans le camp adverse sans qu'elle ne touche le sol. Ils pouvaient utiliser pour cela les genoux, les coudes, les hanches ou les fesses, en évitant de la toucher avec les mains ou les pieds. La balle  était pleine, pesait parfois plus de trois kg et les joueurs portaient des protections pour atténuer la violence des coups : coudières, genouillères et parfois même un casque.  

Le décompte des points était assez simple : l'équipe qui commettait une faute en utilisant une partie du corps interdite perdait un point et l'équipe adverse en gagnait un. La partie s'achevait lorsque le nombre de points déterminé à l'avance était atteint. La partie pouvait également s'arrêter lorsqu'un joueur réalisait l'exploit (tres rare) de faire passer la balle dans l'anneau du camp adverse.


Le jeu de balle était pratiqué par tous : certaines cités importantes, comme Chichén Itzá ont eu jusqu’à treize terrains signe que le jeu était pratiqué très régulièrement par une part importante de la population. Mais lorsqu’il était pratiqué comme un sport, le jeu de balle n’était en fait alors qu’un simple entraînement à ce qui était sa vraie raison d’être : les cérémonies religieuses. Le jeu de balle était avant tout un rite symbolisant la cosmogonie méso-américaine : la trajectoire de la balle correspondait à la course du soleil qui ne devait pas s’arrêter ; les anneaux de pierre servant de cibles, le plus souvent disposés à l'Est et à l'Ouest, représentaient le levant et le ponant. Le terrain  représentait la plate-forme terrestre séparant le Monde Supérieur (le ciel) de l’Inframonde (la terre). 
La pratique cérémonielle du jeu de balle servait à révéler la volonté des dieux : pour trancher des débats voire des conflits politiques (le terrain du jeu de balle servait également de forum social) et pour en cas de problème (agricole en particulier) donner des indices d’ordre divinatoire aux prêtres qui suivaient le jeu avec attention pour en déchiffrer les signes. De plus, ces cérémonies se terminaient systématiquement par la décapitation de l’équipe perdante ou du moins de son chef, un prisonniers de guerre qui participaient le plus souvent à cette pratique rituelle) : ce sacrifice servait à invoquer l’aide des dieux, le sang versé contribuant à la fertilisation des terres.  Il se peut aussi que le vainqueur ou le vaincu ait été écorché vif mais après avoir reçu une dose copieuse de "calmants". Aucune certitude dans le domaine.
Le jeu de balle disparut peu après la conquête espagnole. Dans la société de l'époque les jeux n'existaient pas pour la population et encore moins le sport. Dans le cas présent il est  clair qu'un jeu avec une fin sanglante devait disparaître. Tout autant un sport d'inspiration satanique lie a des pratiques païennes de divination. Aujourd'hui avec le retour aux racines, aussi évident au Mexique que impensable en France, le jeu de balle fait une discrète réapparition. Depuis une reconstitution virtuelle au Musée National d'Anthropologie  en 2008 jusqu'à une démonstration lors des fête de fins d'années sur le Zocalo. Aujourd'hui après les premiers championnats du Yucatan se déroule bientôt, en septembre, un "Mondial" réduit au Guatemala avec trois pay de la région le Bélize, le Guatémala le Mexique et peut-être le Honduras et le Salvador. Podium assuré pour le Mexique et peut-être même la plus haute marche....
Ce serait d'ailleurs une bonne et juste chose que  pour l'occasion les drapeaux et hymnes nationaux soient remplacés par les oriflammes et les chants des peuples de l'époque.

3 commentaires:

  1. Valait mieux ne pas perdre !

    Claire

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  2. Encore que si le (les) perdant (s) le voyait (ent) comme un honneur...

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  3. Pour cela nous les mexicains nous sommes tres fiers, nous sommes une des plus anciannes civilisacions dans le monde
    Le blog est tres bien fait et interessent

    Ubaldo (de INHA)

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