Une brise d'inquisition

  Je commence à sentir les effets de la censure. Je publie des commentaires sur mon Facebook à propos des événements, rien de politique car cela ne m'intéresse pas, c'est condamné à l’avance. Mais je le fais, ou le faisais, sur des points précis, concrets et là le bât blesse car je dis l’évidence. Silvia une bonne copine, une doctoresse libérale de Monterrey, se gargarise du "débat" au parlement allemand, je précise que le parlement est presque vide, qu'il n'y a que six députés et quatre questions. Oh la la !
- en fait il n'y a que trois députés et quatre questions, pour un débat de 12’  
- oui mais ils interrogent, faut-il continuer d'envoyer des armes à  un gouvernement criminel ? En plus ça commence à bien faire Juan, "chupate un limon (intraduisible, sinon va te faire foutre") En fait elle ne se rend pas compte que l’on n’a pas parlé des événements !
Une autre fois Carlos, une petit frustre répond  à une petite precisión de forme: "c'est notre pays" sous-entendu : "ce n’est pas ton problème"… Bloqué ! Je n’existe plus pour lui, il ne verra plus mes commentaires !

 Enfin mon grand ami David, un communiste convaincu, me dit :
-   Tu ne connais pas l'histoire du pays et tu n’éprouve pas de douleur pour les 43 disparus.(!!!)  
L’histoire du Mexique, avec tout ce que j’ai ai lu et étudié depuis quarante ans, je la connais très bien sinon plus que tous mes amis. La douleur pour les 43 disparus, (morts, on pouvait le deviner dés le lendemain) pas vraiment il est vrai. J’ai une immense douleur pour Julio César Mondragon, le jeune énucléé et pour le père Solalinde torturé, ongles arrachés et langue coupée, pour les dix mille jeunes vierges de Mexico que l'on vend chaque année et dont personne ne parle. Tous ces étudiants, manifestants d’occasion, ces intellectuels à la manque qui te font la morale avec leur iPad, ont une sensibilité de pose, opportuniste et virtuelle. David peut-être pas, mais 99 % de ces gens oui.
 

Ce dessin illustre la situation. Un jeune barbu, au béret rouge, un "chairo" comme on dit, écrit un tweet sur  son Smartphone : "quelle indignité ce gouvernement, que quelqu'un fasse quelque chose". Tweet, et voilà ! Cela fait penser à ces petis snobs qui se la jouent près du peuple ou aux Maries-Chantals gauche caviar !


 

1 commentaire:

  1. C'est toujours comme ca, ils se plaignent de telvisa mais ils sont pareils. avec facebook, tweeter, ils pensent etre la verite. des comiques dangereux c'est tout ce qu'ils sont !

    Alex en Buenos Aires

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