Des alébrijes pour tous

 Vers midi ce samedi matin  retrouvé avec Pedro  sur le Paseo de la Reforma,  la si belle avenue de Mexico que j’aime tant. C’est là que vont demeurer pendant une dizaine de jours la majeure partie des trois-cents alébrijes que allons voir défiler. Peu après une troupe de danseurs masqués, suivis par une impressionnante fanfare de la marine et voici les monstres. Malgré tout difficile de ne pas être pris au charme même si….

On en revient  presque toujours au même a peu de choses près : de petits alébrijes tout simples parfois mignons mais faisant parfois pitié, des alébrijes de taille moyenne, sympas, avec parfois de l’humour et une impression de déjà vus tant ils nombreux et enfin les grands, souvent spectaculaires, parfois séduisants mais souvent aussi le pur produit des fantasmes égotiques de l’artiste.



 Les noms sont à rallonge du genre tyxituckiunok dont la signification est un mystère. C’est bien léché, les couleurs sont très vives, (on n'est pas chez les pauvres dans ce monde-là) mais l’émotion n’y est pas. Bref on est loin, sinon à l'oppose des années trente. Les alébrijes ont été confisqués.

Par contre ce qui me touche et que j’aime beaucoup c’est une fois de plus la vie et la force qui émanent de toutes manifestations : musiques, danses, courses, rires, déguisements, tout y est.  Je pense parfois  à la France  et je me dis que tout cela semblerait tellement incongru là-bas: dédain des intellectuels, mépris des jeunes de banlieues et désintérêt du patrimoine culturel par tous.

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