Une fête a Itzapalapa (suite et fin)

  Même si c'est a Itzapalapa on arrive tard, et même lorsque la nuit est bien avancée. Au Mexique on fait attention mais on vit quand même, c'est évident. Super ambiance d'emblée, Yuri fait le clown et ça lui vaut un franc succès. La musique sort de sa boite, des CD pirates a dix pesos (un demi-euro) couvrant bientôt celle des voisins, la "rivale", comme dit Yair, un petit jeune ébouriffé comme c'est la mode. Cette musique c'est surtout de la musique latine, salsa, cumbia, un peu de rock seulement. Pour Patty et ses amis, c'est celle qui a le plus de rythme. La plupart des invites, une quinzaine, ne se connaissent pas mais la boisson aidant bientôt on n'y pense plus. Ici on boit pas mal, surtout de la bière, un peu de téquila ou de rhum mais toujours bien coupés. Pour moi ça sera un rhum-soda orange, a la manière locale. Je suis un peu la bête curieuse. On veut savoir beaucoup de choses. Pas de problème, mêmes questions, même réponses : la France est toujours un beau pays pour touristes mais avec trop de problèmes pour y vivre.


César nous appelle pour le dîner : un super pozole, le plat national mexicain. C'est une sorte de potée mexicaine : du bouillon, du mais et du porc. C'est servi avec de l'oignon finement hache, des tranches de radis, des petits morceaux de joue de porc, des tostadas (mini-tortillas frites) et de la crème. Comme il se doit c'est épicé, mais encore acceptable. Pour les amateurs une sauce piment-mortel trône sur la table.  Ezéquiel, Ursula, Eduardo, Yair m'invitent a danser. J'hésite un moment mais ça fait plaisir. Je n'ai jamais eu le rythme dans la peau alors après tant d'années... Ils s'en rendent compte mais ils sont indulgents. Je vais vite m'asseoir avec l'excuse radicale ici d'avoir soif. On boit, on parle, on rit, on danse encore un peu, le temps passe. En fait il va passer incroyablement vite. Certains sont partis dormir un peu partout ou il y avait de place : lits, sofas, fauteuils. Nous autres les plus vaillants, Mémo, César, Ezéquiel, Nina, Ismael, et d'autres nouveaux copains veillerons jusqu'au petit matin pour prendre le premier microbus de retour  Métropolis.

Soleil levant sur le chemin du retour

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