L'heure : ca n'existe pas

Arriver avant l'heure au Mexique c'est inconcevable, arriver à l'heure, un miracle... Avoir un quart d'heure, une demi-heure de retard, c'est courant, presque normal. Plus ? Ce n'est pas un problème : une petite excuse, une vraie-fausse explication et c'est oublié. Au-delà d'une heure la personne ne viendra sûrement pas. Deux possibilités : elle téléphone (excuse et prétexte surréaliste) ou silence radio, le plus souvent.


En invitant on n'est pas à  l'abri. Si l'on appelle pour savoir ce qui se passe, surprise de l'invité ! Même normalement intéressé comme Téo, un copain chômeur, a qui j'allais proposer un petit job de peinture. Appelé au bout d'une heure... il me repond en sortant  tout juste de la douche et ne viendra pas. Idem si l'on a invité Efrain à diner pour huit heures. Si on l'appelle à neuf heures pour des nouvelles, il répond : "je n'ai pas envie" ou "que fait-on ce soir" (!) ou "je suis au bar avec Beatriz", que justement vous détestez ou avec Fernanda que justement vous adorez...
Compter sur les mexicains dans ce domaine -comme dans bien d'autres- c'est s'exposer a des problèmes. Mais... les mexicains peuvent-ils compter sur eux-mêmes, surtout dans le contexte actuel, pour tenir parole, être dignes de confiance ? J'aimerais dire oui.

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