La fiesta du vendredi soir

Vendredi soir....La fiesta de fin de semaine...

Il est 11heure et demi et c'est reparti pour une nouvelle fête entre amis,  une vive tradition ici ou la vie sociale est très développée. Pas de  musique encore  en ce début de soirée. Seulement du parler fort, des rires bruyants ou gras. L’alcool, sans doute la bière, l'alcool  préféré de tous. Pour accompagner et faire copieusement durer le plaisir les éternelles botanas (snacks du genre cacahuètes, chips, chicharon (peau de cochon frite) piquantes ou non) sous toutes les formes imaginables. J'ai la chance d'habiter l'étage du dessous. On verra bien jusqu’à quelle heure la fête dure : sagement jusqu'à 2/3 heures  du matin l'heure permise par la loi ou plutôt en folie vers 4/5 heures du matin puisque la loi justement c'est symbolique... Qui penserait à appeler la police ?  C'est chacun son tour ou presque. Quand il y a fête à 100 mètres  toute la rue en profite pas de problème. Pour moi l'étranger, ce fut différent : une fois j'ai même du arrêter à minuit, sinon 1 ou 2 heures et même un fois j'ai pu aller jusqu'à 4 heures  mais il est vrai qu'il n'y avait presque plus de bruit alcool oblige.
C'est le Mexique : on l’a choisi, cela fait partie  d'un ensemble choisi lors de l'expatriation chacun selon ce qui est important pour lui : le soleil, la vie pas chère, un très beau logement, des fruits, des jus de fruits en veux-tu en voilà, l'informalité et plus de vie sociale. En échange principalement le bruit sous toutes ses formes, sans limites, de jour, le soir et parfois de nuit les fins de semaines, soit le vendredi, soit le samedi, soit les deux... Mais aussi l'autre visage de l'informalité : la quasi-inexistence  des promesses, des rendez-vous, la vie dans un nuage 
1 heure du matin : il y a eu des départs il y a environ une demi-heure. On a pu les entendre dans l'escalier... Adieux déchirants, Claudia a failli tomber et cela a bien fait rire... Ceux qui restent sont moins bruyants : la bière fait-elle son effet ? Et toujours pas de musique ou alors en sourdine.

1 heure 30 : la seconde vague est arrivée, toujours pas musique mais énormément de bavardages, de parler fort et même de cris mais presque pas de rires. Des invités plus intimes, plus sérieux qui sont là pour rester ? On verra bien. Ce sont eux  qui comme chez moi en de tels  cas forment "l'after". Snacks plus copieux, quelques bières et mezcal pour les machos : presque tous.

2 heures 30 : comme prévu les moins intimes sont partis. C'est l'heure de la musique, du genre que les étudiants écoutent : des airs  lancinants de musique indigène, du jazz et même un peu de samba... rien de populaire, que cela soit du registre mexicain classique ou des chanteurs à la mode. On est entre gens "bien", de la bourgeoisie. Les voix sont moins fortes, moins de rires. On sent un échange plus tranquille, moins superficiel peut-être, on imagine des dialogues et non plus des grandes tirades d'un bout à l'autre du salon, des échanges de regards et peut-être même des caresses ou des baisers entre couples. 

3 heures : nouvelles arrivées et out recommence : cris, rires et cette fois musique forte. On chante mais cette fois du popu et même du classique mexicain, des airs à boire comme le fameux "El Rey" de fin de soirée que tout le monde reprend en coeur. Je vais aller dormir... Un petit verre de rompope et je plonge ...

Ce matin Mario gardien de l'immeuble  de jour me raconte que d''apres Cesar le gardien de nuit tout s'est termine peu après  heures. Une fiesta, une nuit mexicaine de fin de semaine comme une autre. Peut-être ce sera mon tour pour le 14 juillet...

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