"Gobierno fallido" et "Sociedad fallida"

 On a beaucoup entendu depuis l'affaire des 43 normaliens disparus et de quelques autres scandales l'expression "gobierno fallido" ou "l'échec d'un gouvernement". C'est principalement une certaine presse d'opinion, de gauche,  mais aussi de centre gauche sinon du centre qui se veulent critiques et le sont à peine qui ont véhiculé cette expression.

Mais s'il y a bien un "gobierno fallido", la société mexicaine , depuis l'exemple le plus simple, est aussi une société "fallida", une société en échec, et sans espoir de rédemption. On sait les mexicains fêtards. Oui c'est parfait, chacun son droit de profiter de la vie et pourrait-on presque dire comme il le veut. OUI mais dans les règles de la vie en communauté....! Est-il normal qu'une fête fasse une mini-révolution, il n'y a pas d'autre mot, dans tout un immeuble depuis la fin d'après-midi parfois jusqu'au milieu de la nuit ou au petit-matin ? Est-il prévu que faire la fête affranchisse des règles de bon voisinage ? Aux yeux d'un occidental (américain ou européen) certainement pas, mais ici au Mexique  c'est la coutume, un mode vie. C'est vraiment l'orgie de bruits, cris et musique à leur maximum de volume. Chacun tolère en partie parce-que c'est la règle ici, en partie aussi parce-qu'il se peut que ce soit un jour la fête chez eux et enfin parce-que protester ne servirait à rien et serait même très mal vu.

Mais cette société en situation d'échec ne peut alors revendiquer un gouvernement d'ordre si elle-même se complaît et profite du bordel d'une société sans règles. La situation est si grave que malgré la tolérance des habitants de Mexico il n'y a pas moins de 2700 plaintes pour nuisances sonores, la pointe d'un iceberg, et c'est à peine si quelques unes aboutiront symboliquement.

Alors : vouloir un Mexique moderne, un pays ou l'on respecte les citoyens ? Cela serait commencer par exemple par respecter les  règles de voisinage parmi tant d'autres.  Oui on veut bien mais ... chez les autres. Plus que jamais si l'on veut parler de l'échec d'un gouvernement  il n'est que le reflet d'une société en échec. On sait le sait les peuples n'ont que les gouvernements qu'ils méritent. Et au Mexique c'est l'évidence, et à point tel que cela semble irréversible.

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