Les chinampas de Tlahuac 2/2

 Finalement on arrive au "huerto" de Nico. Il ne tient plus en place. Un "huerto" ? C'est pas plutôt une "huerta" (comme à Valence ) ?  Pas de réponse... Il ouvre une petite barrière symbolique et nous voilà devant une bande de terrain d'environ vingt mètres sur six perpendiculaire à un canal.

Le terrain est divisé en petits rectangles, chacun avec une culture différente. Les salades, de petites scaroles, on bien poussé et sont presque sur le point de fleurir, de se perdre. Accroupi a côté de petites pousses Nico m'explique le principe. Les graines sont enterrées dans cette terre si riche et humide et recouvertes de plastique pour germer avec la chaleur.



 Au bout de quelques jours les premières pousses apparaissent et c'est le moment de la transplantation.
 En moins de trois mois, les scaroles sont bonnes à servir. Les oignons également, les courges et les choux en quatre mois et ainsi de suite.  Les herbes aromatiques se laissent cueillir en moins de trois semaines.

  En moins de trois mois, les scaroles sont bonnes à servir. Les oignons également, les courges en quatre
 mois et ainsi de suite.

 Les herbes aromatiques se laissent cueillir en moins de trois semaines Nico insiste beaucoup sur l'absence d'engrais, même écologique, le respect de l'environnement.
Mon ami se lamente à cause de l'essence utilisée par le dragueur pour curer le fonds du canal et en élaguer les abords en même temps.



Bien sûr il ne vient qu'une fois par mois,  mais c'est presque encore de trop... Qui le ferait sinon, petits rigolos?
Mais s'il y a parfois un véritable écolo-business, ici ce n'est pas le cas. A cinq pesos la salade, Nico et son associé seraient  obligés de les manger pour survivre. Au moment de nous séparer il m'en offre cinq. Je proteste à peine pour la forme et sans regret : elles étaient excellentes. D'accord : la scarole ce n'est pas aztèque mais on ne va pas chipotle (r).

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