Les chinampas de Tlahuac (1/2)

Nico, un petit gars de Montévidéo installe à Mexico, m'avait proposé depuis longtemps de visiter les chinampas de Tláhuac, un faubourg de Mexico, à environ une quinzaine de  kilomètres du centre-ville, au terminus de la nouvelle ligne de métro, la ligne du bicentenaire. Mon guide,  la trentaine, un petit brun aux yeux verts, tout souriant était à l'heure. Il n'est pas d'ici alors pas trop surpris. On se met en route et Nico en profite pour me faire un historique des chinampas et m'expliquer le principe. 

Les chimapas  de Tlahuac sont celles a l'est de Xochimilco
 La tribu Xochimilca s'est établie vers les années mille-cent autour  dans de petits villages absorbés aujourd'hui par le tissu urbain comme Tláhuac ou Xochimilco. L'agriculture, la principale activité, s'est développée grâce au  système des "chinampas". 

Canal majeur borde d'ahuejetes retenant les bords
 Il s'agit de parcelles de terres gagnées sur le lac Anahuac  ou les aztèques allaient construire plus tard Ténochtitlan, leur capitale. Ces parcelles de terre, construites de feuillages et de limon, ancrées par les racines de "ahuejetes", une petite variété locale de peuplier, sur les bords des canaux ont permis le développement d'une forme de culture particulièrement productive. 

 Coupe latérale du système des chinampas
Grâce à la richesse des minéraux dans le sol, de l'abondance de l'eau et du climat propice de la région, pas moins de trois récoltes étaient possibles. Le maïs, les courges, le haricot, le piment, l'oignon, la tomate et les fleurs étaient les principales cultures. Aujourd'hui il reste environ vingt-cinq kilomètres carrés de chinampas, principalement à Xochimilco. Celles de Tlahuac ou Nico me conduit sont moins touristiques, les petits propriétaires les laissent souvent à l'abandon et les canaux se bouchent, triste spectacle. 
La ville de Mexico tente de  sauver ces chinampas, témoignages du passé préhispanique, 

mais il faut des projets, des volontaires et ça.... Alfonso Pueblita,  un propriétaire curieux -et peut-être intéressé- a accepté d'offrir des terrains pour deux projets. Le premier piloté par Nico et Flavio est un exemple de cultures de jardins potagers durables selon les principes du passé. Le second projet, beaucoup plus complexe, est piloté par un biologiste et un ingénieur-agronome. Il s'agit de la culture en sustantanibilité (développement durable) d'herbes médicinales et de plantes pour huiles essentielles mais à une échelle commerciale et pourquoi pas ?

Les chinampas avant la conquête

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