(IN)justice à la francaise

 (Message hors-sujet du blog mais je ne résiste pas.)
 
Penser qu'en France il y a une justice ce n'est pas sérieux. L’affaire des "tournantes" -selon le jargon policier- de Fontenay-sous-Bois en est un exemple flagrant.  De 1999  à  2001 deux jeunes mineures ont été victimes de ces viols collectifs et répétés. Grâce au chantage, aux menaces, à un silence complice de l'environnement (familles, voisins, résidents) ces séances se sont répétées pendant plus d'un an et demi. Malgré un déni permanent des auteurs, les faits sont incontestables. La jeunesse, le chômage, l'absence des parents etc… ne sont pas des excuses. Le dire, ou même le penser, c'est se rendre complice du crime. Dans un pays où règne l’état de droit la justice devait se montrer exemplaire.


Mais la machine judiciaire a déraillé : un jugement douze ans après les faits, une culpabilisation des victimes par les coupables, des accusations de mythomanie,  pour l’une d’entre elles par son propre frère : un vrai procès à l'envers. Le verdict ne surprend pas : dix acquittements et une seule petite peine de prison ferme.

Mais si la culpabilité est reconnue ces condamnations sont  plutôt dignes d'un pays du quart-monde.Des coupables oui, mais la peur de la rue en fait des innocents. Les jeunes  noirs et arabes des banlieues sont des "victimes de notre société", des "laissés-pour-compte." Ce qu'ils font n'est pas bien mais... on ne peut leur en tenir rigueur. La pression silencieuse de l'environnement fait le reste.

  A dix mille kilomètres, j'ai de la colère et du dégoût. La loi ne s'applique plus. Bien au contraire. A Fontenay-sous-Bois, c'est un pays qui est victime et  a peu de choses près on en prend son parti.


A lire cet article sur les faits : 

Note: tout le monde condamne les "dysfonctionnements" de la justice mexicaine lors de l’affaire Cassez. On pouvait espérer ne pas voir de tels dysfonctionnements de la  part de la justice française. Dur retour a la réalité.
 
  

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