Je pars aujourd’hui à Paris avec
des sentiments mélangés. Enfin pas très mélangés : je suis
bien très bien ici et si je retourne là-bas c’est principalement
pour terminer quelques papiers, voir les trois amis qui me restent
et leur copain, quelques objets que je n’ai pu emporter et
peut-être cinq jours ou plus à Amsterdam, ma reine.
En général quand on quitte pays on le
fait a cause d’un malaise y compris s’il s’agit de travail. On
resterait bien mais tous comptes faits on sera (nettement) a mieux
ailleurs : Mexique, Angleterre, Maroc etc…, personne n'en revient sauf cas exeptionnel.
Dans mon cas non seulement je voulais
depuis si longtemps vivre au Mexique et par ailleurs je ne supportais
plus la France. Son climat, ses grèves, le communautarisme,
l’insécurité et la violence, son formalisme, ses préjugés sans oublier le coût de la vie. Toutes fantaisie impossibles pour un
retraité .
Je pars en promeneur sur les traces
d’un passédisparu, pour déguster du fromage et de la charcuterie, voir une ou deux expos, des balades. Et comme tous les expatriés en
goguette, j’aurais vite hâte de partir, retrouver ma petite maison
au soleil, mon oranger et mon bougainvillier, mes jus de fruits frais, le taxi qui m’accompagnera tard le soir
pour le prix de de quatre tickets de métro (éh oui), le sourire de
la dévouée Sra Carmen qui va larmoyer en me voyant, mon cher Paseo
(un vrai happening) de la Reforma et tant d’autres qui font notre pain ( notre tortilla ?)
quotidienne en terre aztèque.
Une fois de plus n’ignore absolument pas les
problèmes du Mexique ni leur intensité mais il y a, a côté, la vie, une vie absolument et
complètement surréaliste dont on ne parle jamais dans les médias.
Pour moi, d'une manière générale et plus égoïstement aussi, c’est cela qui
compte.
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