Au lieu de poursuivre et dire en détails ce que les mexicains interroges pensent de tout le mal qui est dit en ligne a propos du bicentenaire, j'ai décidé de résumer de reprendre seulement quelques phrases entendues ici et la. Certaines sont plutôt sévères.
Cecilia, a la fois dédaigneuse et moqueuse :
- chacun fait comme il veut, bien sur...
Jaime, un ancien instituteur devenu marionnettiste :
- ces personnes sont comme des rats qui après avoir mange le fromage mexicain son parties manger le fromage - le roquefort - en France.
Roberto, un chef de laboratoire :
- j´ai des amis snobs qui ne sont jamais allés dans un marche depuis dix ans au moins.
Adelina :
- ce ne sont plus des mexicains, ils ont perdu leurs racines.
et enfin, Jose, ingénieur de Morelia :
- je ne comprends pas, ces gens la sont mexicains.. ils vaut mieux quíls nous oublient comme nous on les oublie....
Dans tous les cas, les mexicains que j'ai interroges ont ete surpris sinon choques par ma question, surtout quand je donnais quelques détails. Aux yeux de Jaime, on peut a la limite remplacer le mot ¨célébrer¨par ¨commémorer¨ mais dans la réalité cela revient au même. En fait ces gens la, les expats mexicains en France, même s'ils protestent de leurs racines sont justement des déracinés. Ils ont certes une partie leur vie au Mexique, ils y ont encore de la famille, des amis, mais pour le reste c'est fini. La France est leur nouveau pays, le Mexique s´éloigne, se virtualise chaque jour un peu plus alors que le Mexique de tous les jours leur a échappe. Ils n´en retiennent que le sensationnel, le dramatique. Mais le Mexique réel celui de la vie de tous les jours, c'est fini pour eux s'ils l'on jamais connu dans les sphères ou ils sont ns.
Pour tous, ici, fêter l'indépendance, c'est se souvenir du moment et de ceux qui ont libéré le Mexique il y a deux cents ans. Alors refuser de célébrer cette fête, y compris le Grito bien sur, au nom de problèmes actuels ne tient pas debout. Le leader de l'opposition l´a bien compris car s'il appelait au boycott au début, il a décidé ensuite d'organiser sa propre célébration. Le jour ou il y aura un président de gauche, le 15 septembre, au moment du Grito, les grincheux seront bien obligés de se taire. Le Grito est mexicain, il ne peut être conteste pour des raisons d'actualités et partisanes.
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